Un instant…
Ce que tu écris ne reste pas dans un tiroir. Avec la parole d'autres jeunes, elle sert à changer la façon de travailler des éducateurs, des éducatrices, des familles d'accueil, des curateurs et des directions de foyer.
Seulement les mots que les jeunes ont accepté de partager tels quels.
Ici, on t'explique comment on protège ta parole, et comment on te protège toi.
Un adulte en qui tu as confiance, ou un ancien jeune placé, te donne une carte avec un code.
Le code ne marche qu'une fois. Avec lui, tu peux revenir pendant 30 jours pour changer ou retirer ce que tu as écrit.
Pas de carte ? Tu peux quand même parler. Ta parole sera lue à part.
Deux personnes lisent chaque parole : une personne qui fait de la recherche, et un ancien jeune placé.
Elles rangent chaque phrase selon le besoin dont elle parle. Puis d'autres anciens jeunes placés vérifient que ce qu'on en tire est juste, avant que ça parte dans les équipes.
Une personne formée lit d'abord les paroles qui parlent de danger.
Mais comme on ne sait pas qui tu es, on ne peut pas venir t'aider. Si tu es en danger maintenant, appelle le 147. C'est gratuit, jour et nuit, et tu peux aussi écrire un SMS.
Parler de son placement, ça peut remuer. On ouvre la plateforme petit à petit, quand on est prêts à bien accueillir chaque âge.
Les jeunes qui ont vécu un placement et qui sont maintenant adultes. Ils peuvent décider seuls de participer.
C'est ouvert maintenant.
Les mêmes questions, avec des mots adaptés.
Avant, on doit être sûrs de savoir réagir si un jeune écrit qu'il est en danger.
Avec un adulte de confiance à côté. Avec des images, des dessins ou ta voix enregistrée, au lieu d'écrire beaucoup.
On le préparera avec d'anciens jeunes placés.
Qui s'occupe de ta parole ? Olivier Mottier. C'est lui qui est responsable de ce qu'on fait de ce que tu écris.
Qu'est-ce qu'on garde ? Ton âge (en gros), où et combien de temps tu as été placé·e si tu le dis, tes réponses et ce que tu écris. On ne garde jamais ton nom ni ton e-mail.
Et l'adresse de ton téléphone sur internet ? Nous, on ne l'enregistre pas avec ta parole. Mais l'entreprise qui héberge le site garde pendant environ un mois une liste technique des visites, comme pour tous les sites. On ne s'en sert jamais pour chercher qui tu es, et on ne note que le jour de ton envoi, pas l'heure, pour que cette liste ne puisse pas mener à ta parole.
Pourquoi ? Pour aider les adultes qui accompagnent les jeunes placés à changer leur façon de travailler. Rien d'autre. On ne vend rien et on ne donne rien à personne.
Qui lit ? Deux personnes, dont un ancien jeune placé. Avant de lire, elles enlèvent les noms de personnes et de lieux. Ensuite, ton texte d'origine est effacé, au plus tard après 6 mois.
Ce qu'on montre aux autres. Des résultats qui mélangent la parole de plusieurs jeunes, jamais pour moins de 5 jeunes. Tes mots exacts, seulement si tu as dit oui.
Où c'est gardé ? En Suisse, dans un coffre-fort informatique fermé à clé. Ta parole sans les noms est gardée 5 ans, puis effacée.
Tu peux changer d'avis. Avec le code de ta carte, tu peux revenir pendant 30 jours pour changer ou retirer ce que tu as écrit. Après, ta parole n'est plus reliée à rien : même nous, on ne peut plus savoir laquelle est la tienne.
Une question ? Écris à o.mottier@byocare.ch. Tu n'as pas besoin de dire qui tu es.
Responsable du traitement. Olivier Mottier, Rte du Simplon 66, 1957 Ardon, o.mottier@byocare.ch.
Finalité. Recueil anonyme de témoignages de personnes ayant vécu un placement, en vue d'élaborer des fiches de pratique pour les professionnel·le·s de la protection de l'enfance et de publier des résultats agrégés.
Données. Tranche d'âge, type et durée de placement, réponses à échelle, récits libres, accords donnés. Ces données portent sur des mesures d'aide sociale et sont des données sensibles (art. 5 let. c nLPD). Aucune donnée d'identification n'est demandée. La plateforme n'utilise ni cookie, ni outil de mesure d'audience, ni service tiers. L'hébergeur conserve environ un mois des journaux techniques de connexion (adresse IP, date, heure, page) ; la plateforme n'enregistre que le jour d'un dépôt, sans l'heure, pour empêcher tout rapprochement.
Base du traitement. Participation volontaire et consentement exprès donné avant l'envoi.
Destinataires. Équipe d'analyse et référent·e protection, tenus à la confidentialité. Hébergement : Infomaniak Network SA, en Suisse. Aucune communication à l'étranger.
Conservation. Lien entre la carte et le témoignage : 30 jours. Récit d'origine, chiffré : jusqu'à sa pseudonymisation, au plus tard 6 mois. Récit pseudonymisé, chiffré : 5 ans, puis effacement. Fiches et résultats agrégés : sans limite.
Droits. Pendant 30 jours, la personne peut consulter, modifier ou retirer son témoignage avec son code. Ensuite, le responsable ne peut plus rattacher un témoignage à une personne. La personne peut s'adresser au Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT).